Mon approche

Comment se rencontrer

Anticipation de vos projets de vie

Mon parcours

Informations

Des articles


Deprecated: implode(): Passing glue string after array is deprecated. Swap the parameters in /homepages/14/d382850311/htdocs/tempsmieux/modules/pages/inc/pages_menu.inc on line 129

Deprecated: implode(): Passing glue string after array is deprecated. Swap the parameters in /homepages/14/d382850311/htdocs/tempsmieux/modules/pages/inc/pages_menu.inc on line 131

Proposition d'intervention

Conférences/Débats

Des articles - Elles sont présentes pour les personnes en fin de vie

Le Geste et le regard est une association qui accompagne les personnes en fin de vie ainsi que leur entourage afin de les aider à mieux vivre ces moments difficiles et douloureux.

Elles sont présentes pour les  personnes en fin de vie

Trois fois par semaine, les bénévoles de l’association Le Geste et le regard se rendent dans les cliniques de Cesson-Sévigné, de Saint-Grégoire et au CHU de Rennes pour proposer un temps d’écoute aux personnes malades et à leurs familles. Le but de ces rencontres est d’échanger et de partager des instants de vie très précieux pour les uns comme pour les autres, afin de ne pas laisser l’idée de la mort assombrir ces moments difficiles.

« Vivez le moment présent ! », c’est le dernier message d’une patiente en soins palliatifs rencontrée par Sophie Cadel, la présidente de l’association. À ses côtés, Karin Aubert et Marie-Yvonne Bourget, deux bénévoles qui ont bien voulu témoigner de leur engagement méconnu. Elles dépeignent une réalité bien différente des idées reçues.


Pour quelles raisons vous êtes-vous engagées dans cette association ?

Karin Aubert : « Comme Marie-Yvonne, j’étais infirmière avant. Je m’occupais de personnes handicapées et beaucoup d’entre elles décédaient brutalement. C’est ce qui m’a sensibilisée à la question de la mort. Souvent, on m’appelait au milieu de la nuit et il fallait que je sois Wonder Woman. Je faisais mon travail d’infirmière, mais j’ai toujours été frustrée de devoir regarder ma montre. Aujourd’hui, je suis à la retraite, et mon engagement me permet certainement de renouer avec mon ancien milieu professionnel, mais surtout, il me permet de faire cette partie que je ne pouvais pas faire jusqu’au bout : avoir un échange authentique avec ces personnes qui sont en grande souffrance. Mais je ne pense pas que cela nécessite d’avoir été infirmière avant. Il faut se sentir prêt.


En quoi consiste vraiment ces échanges ?

Marie-Yvonne Bourget : « Ce peut être un geste ou uniquement un regard. Il suffit d’être présent et d’offrir une parenthèse d’humanité. En retour, on partage un moment d’une intensité formidable. La proximité de la mort rend l’échange beaucoup plus authentique que les discussions habituelles, parce que ces personnes ont conscience de la valeur de l’instant présent. »

Sophie Cadel, la présidente de l’association ajoute : « On a tendance à penser que dans les services de soins palliatifs, les personnes sont démoralisées, mais je peux vous assurer que, dans les chambres, parfois on rit franchement ! Notre engagement repose sur un rapport de vie, nourri de nos expériences respectives. Ce sont des moments où les choses peuvent se dire et s’entendre en dehors du cadre familial et social. »


Mais n’est-ce jamais difficile de recevoir toute cette souffrance ?

M-Y. Bourget : « Quand je rentre à l’hôpital, je dépose toutes mes émotions négatives sur le pas de la porte et j’arrive avec un cœur neuf. Je ne suis pas dans la douleur, ni dans l’empathie, mais dans la compassion, ce qui est bien différent. Je ne me laisse pas happer par la souffrance de l’autre. J’ai appris à l’écouter et à la recevoir avec du recul. »
Sophie Cadel précise que « 80 % du budget de l’association passe dans des formations pour améliorer l’écoute des bénévoles, car c’est la première compétence à travailler. Quand on devient bénévole, on est capable d’entendre la souffrance sans se laisser envahir par ses émotions. »

Le manoir de Bruz est un endroit calme et agréable pour recevoir les groupes de parole

Le manoir de Bruz est un endroit calme et agréable pour recevoir les groupes de parole.  Ouest-France

Accompagner les familles en période de deuil

L’association accompagne aussi les personnes en deuil, enfants, adolescents ou adultes, avec des approches bien spécifiques.Sophie Cadel, la présidente de l’association, explique : « Lors d’un deuil, la famille a souvent l’impression que l’enfant va bien alors qu’il le cache pour ne pas faire de peine à ses parents. » La prise en charge des enfants se fait dans le cadre d’ateliers manuels ou de jeux de société grâce auxquels l’enfant peut s’exprimer. Grâce à différents supports, comme le poster de la météo du cœur, les bénévoles observent que les enfants se sentent plus apaisés à l’issue de ces ateliers, et certains d’entre eux nouent des liens avec d’autres camarades qui sont dans la même situation qu’eux. Pour les adolescents, une prise en charge plus personnalisée est mise en place en fonction de leurs propres besoins. Afin de proposer un espace d’écoute et d’information, des permanences sont aussi ouvertes les deuxième et quatrième mardis de chaque mois de 14 h à 16 h à la maison de la santé à Rennes. Pour les adultes, il existe des groupes de parole ouverts ou fermés qui permettent d’échanger autour de la question du deuil.

Source : Ouest France - 13 novembre 2018